DES MONTAGNES AU DESERT



au sommet dans le brouillard
derrière nous, toujours le sommet encapuchonné
ça descend, houpi !
plus vite !!!

Du djebel à 2000 m d'altitude, nous apprécions la route toute en descente douce (le relief sud du djebel est beaucoup plus doux et contraste avec le nord) d'une trentaine de km jusqu'à A Al Hamra, une belle récompense. Nous y retrouvons le soleil alors que les sommets garderont encore leur coiffe de brouillard. D'ailleurs les gens d'ici font le déplacement jusqu'à là haut pour se retrouver dans un environnement frais et sans soleil et en prennent des photos. Une journée de pluie est considérée comme du beau temps ici.



le wadi de notre bivouac
notre petit coin à Al Hamra 2 nuits
en compagnie des chèvres 
L'emplacement de bivouac y est génial, nous y restons 2 nuits et en profitons pour nous remettre de nos émotions et faire des visites plus cool.





la gourmande...



fort de Nizwa
vue sur la palmeraie de Nizwa


Sur notre route, Nizwa avec son souq et son vieux fort bien rénové mérite un arrêt.
On profite de cette petite ville pour se poser un peu.






souq de Nizwa
souq

les vélos ont souffert avec sable , faut les bichonner
un petit coin de paradis à Nizwa



souq























en cours de restauration
Musée de Hamra
Partout dans les villages, les anciens villages traditionnels, en pisé, souvent abandonnés, parfois bien délabrés, témoignent de la vie d'avant ; càd d'il y a environ une cinquantaine d'année. Ce changement correspond à la période de croissance et de modernisation fulgurante qu'à connu le pays depuis.
Ils sont magnifiques sous la lumière rasante.

musée de Al Hamra










tours de guet
falaj pour se rafraichir








On adore traverser les palmeraies luxuriantes à vélo , un vrai souffle de fraicheur dans ce pays brûlé par le soleil grâce à une gestion de l'eau millénaire. L'eau était répartie entre les habitants et arrivait par gravité jusqu'aux jardins et aux maisons. Des tours de guet, encore visibles, protégeaient les installations.


Sur notre route, comme partout dans le pays, les maisons modernes, souvent immenses, avec des décorations extérieures très particulières, poussent comme des champignons dans des endroits qui devaient être complètement déserts il y a quelques années et contrastent totalement avec l'habitat traditionnel.

Ce dernier commence à être valorisé et dans certains endroits, comme Al Hamra, certains particuliers rénovent ces belles demeures, vraiment magnifiques qui étaient parfaitement pensées pour lutter contre la chaleur, pour conserver ce patrimoine architectural.


encore un canyon
La route vers Sinaw, sans voie de côté, était bien encombrée et la façon de rouler des omanais n'est pas toujours rassurante, (ils roulent vite et le cycliste n'est pas un usager de la route très courant).



Une piste se profile, pour nous éviter une quarantaine de kilomètres de route encombrée, à priori dans une zone désertique. On n'y résiste pas...
La piste roulante alterne avec des grosses zones de sable, où nos pneus s'enfoncent et où il faut pousser (encore !!!) mais c'est plat donc bien plus facile.
Les dromadaires et quelques chèvres sont nos compagnons de route ; 3 -4 voitures nous doublent en tout et pour tout.




Nous approchons d'un de ces très rares hameaux, une voiture s'arrête, un jeune homme avec un énorme sourire auquel on ne peut résister nous accoste. En arrivant, des visages qu'égayent des sourires extraordinaires nous accueillent. Soeurs, épouse, enfants, tout ce petit monde est à nos petits soins et vit, chaque famille dans une maison séparée, mais tous sur le même grand terrain.
Et nous voilà reparti pour une séance café/dattes .
Nous repartons encore avec une boite pleine de dattes et avec une invitation pour janvier pour assister au mariage de la plus jeune des soeurs, pour lequel 2 dromadaires seront tués pour les 200 invités.
Mais qui sait où nous serons d'ici là !!!

marché aux poissons
A SINAW, porte du désert, nous loupons d'une journée le grand souq hebdomadaire aux animaux, où s'échangent chèvres et dromadaires... C'est une petite bourgade très commerçante, très animée, lieu de ravitaillement des villages environnants et des bédouins du désert avec également son vieux village en ruine.


D'ici nous attendent 4 jours de désert vers l'ile de Masirah.










Commentaires

  1. Haha, très belles photos !
    Qu'est ce que tu fais avec une perceuse Dom !
    Bisous,

    ps : je reprendrai bien un peu de désert, s'il vous plaît !

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  2. Salut les cyclos, ça respire le calme, la sérénité.
    Sur le mail quand j'ai lu la gourmande ... j'ai pensé à Martine mangeant de la glace.
    Le roi de la bricole le Dominique !!! tu perces pour gagner du poids?
    Bises Saint Johanaises

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  3. C'est un régal a lire !!!! et regarder les belles photos !!!;
    Nous sommes complétement dans le voyage avec vous
    Je regrette de ne pas gouter aux dattes j'adore , a plus Bisous

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  4. Merci pour ces récits et photos ..
    Les couleurs du désert nous rappellent de bons souvenirs ...même s'il faut pousser les vélos..
    Bravo pour ces 'exploits' et continuez encore de nous faire rêver
    Bises

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