Depuis l'île de Masirah, c'est plein nord, le long de la côte, pour rejoindre tranquillement la capitale, Mascate.
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| a Shannah, en repartant de Masirah |
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les dunes tombent directement dans l'océan indien |

Très belle route qui se fraie un chemin parmi les dunes du désert du Wahiba Sands, (d'après le nom d'une tribu qui y nomadisait), alors qu'elles viennent, sur plusieurs kilomètres, lécher les vagues de l'océan.


C'est un "petit" désert de dunes de sables d'environ 12500 km2, mais qui fait partie du Rub Al Khali (littéralement "le quart vide"), le plus grand désert de sable au monde, qui s'étend sur plusieurs pays de la péninsule arabique. Les dunes sont magnifiques mais difficile pour nous de rejoindre le bord de mer, les vélos s'enfoncent de trop.
Quelques rares hameaux composés d'habitations précaires de bédouins parsèment l'itinéraire. Ces derniers, d'origine nomades, ont actuellement plutôt adopté un semi-nomadisme.
On y trouve un "je ne sais quoi" de différend ; les regards, les attitudes, cela nous chamboule un peu.

On nous hèle au bord de la route, juste au moment où nous nous demandions où nous pourrions nous poser pour la nuit. C'est l'heure de la prière. Un monsieur quitte la mosquée et nous propose une pièce où nous pouvons poser nos matelas pour la nuit. Pour y arriver, la piste est impraticable, et il faut pousser le vélo à deux. Décidément, le sable et le vélo ne vont pas ensemble.
La maison est typique, avec des fondations sur 50 cm en bétons sur lesquelles sont posées des morceaux de bois, recouverts d'une bâche, partiellement ouverte pour laisser passer l'air.

Plus vers le nord, les dunes s'éloignent et le désert est à nouveau plus plat. On retrouve les bivouacs sur la plage et les couchers de soleil incroyables et les magasins dans les gros bourgs.
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| eh oui, encore de la piste... |
Nous ne résistons pas à la belle piste, qui parait bien roulante, pour nous enfoncer un tout petit peu plus.
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| chouette, du sable !!! |
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| dune à côté de notre bivouac |
Si nous avions su que nous allions rencontrer sur la dernière portion des zones de sable profond, dans lesquelles il était impossible de rouler, nous ne l'aurions sans doute pas prise.
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| sans commentaire ! |


Mais quel silence, quelle impression d'isolement. le bivouac y est tout simplement magique. On a adoré !
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| entre sable, roche et même désert de sel |

Après Al Ashkarah, le désert, c'est fini, on retrouve des villages et le bord de mer avec les boutres et les pêcheurs sillonnent les flots nuit et jour.
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| super terrain de foot...
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Nous longeons une immense plage sur plusieurs kilomètres, remplacée plus au nord par des falaises dans lesquelles se cachent des belles criques.
Les tortues de mer les ont choisies pour y pondre leurs oeufs.
Pour pouvoir avoir une chance de les apercevoir, il faut se mettre en mode observation sur les plages de nuit.
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| trace laissée par la tortue |
Après quelques tentatives infructueuses, à 4h du matin, nous nous baladons sur la plage à la lueur de la pleine lune, et parmi les différentes traces que nous apercevons, une est encore dans son nid. Elle a finit de déposer ses oeufs , se hisse péniblement hors de l'énorme trou qu'elle a creusé pendant toute la nuit, et épuisée, rejoint les flots, en laissant les traces de son passage sur la plage. Quand les premières vagues viennent la lécher, on sent qu'elle retrouve son élément.
Un grand moment, d'autant plus que ce n'est pas la saison de la ponte en ce moment.
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la voilà en train de revenir vers les flots (il faisait trop sombre...) |


Après la ville de SUR, nous trainons entre magnifiques bivouacs, wadis impressionnants et belles plages.
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| en randonnée avec Glyn et Isabel |
A Mascate, nous retrouvons Glyn et Isabel, expatriés à Oman depuis 20 ans. A Masirah, intéressés par les voyages à vélo, ils se sont arrêtés pour discuter avec nous. Ils nous hébergent pendant 6 jours, et partageons de très bons moments ensemble. Le temps passe vite entre visites, demande de visa, réparations, dentiste, et randonnée en montagne, baignade, petit tour au souq dans la vieille ville.
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| l'immense plage de Mascate |
La ville n'a rien en commun avec Dubai. Enchassée dans les montagnes, elle se développe plutôt côté nord et l'immense plage fait le bonheur des familles qui viennent s'y balader ou pique niquer.
A l'unanimité, les personnes interrogées y apprécient la qualité de vie.
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| au souq de Mutrah (vieille ville) |
Toujours en pleine expansion, les chantiers abondent mais les immeubles n'ont pas le droit de dépasser 5 étages.
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| peu avant d'arriver à Mascate |
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| un.wadi sur la route de Mascate |
Le compte a rebours a commencé ; au moment de l'écriture de ces lignes, nous sommes en route vers le nord pour sortir du pays avant le 6 février. Quelques 300 km nous attendent avec un petit tour par ferry au Musandam, la pointe nord du pays.
Mais ça c'est une autre histoire.
le sable le sable! ca me rappelle quelque chose! a sauter dans les dunes tels des gamins.... vous me faites rêver, j'aurais pas aimer pousser (héhéhhé)! Grant vient d'acheter un vélo aujourd'hui.... et projet construction vélo bambou en court de réflexion !
RépondreSupprimerToujours aussi àgrealble a lire et voir les photos !!!!!!! pour le velo le sable et pas l idéal;
RépondreSupprimeraujourdui ste martine ,alors nous vous souhaitons une BONNE Féte et bonne continuation de votre voyage,avec DOMINIQUE;et vous envoyons des gros gros bisous M & G
Salut les amis, l'émotion est toujours aussi intense en vous lisant. Vos regards, vos sourires en disent long ... Des personnes tout simplement heureuses. nous projetons de retourner en Norvège cet été ... pour la fraîcheur. A bientôt, avec impatience.
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