PIZZAS, GELATI ...ET EGLISES A GOGO

superbe cathédrale de Milan
















Depuis Chiasso, la dernière ville suisse, nous choisissons des petites routes pour éviter la circulation, mais nous nous retrouvons vite sur un chemin forestier bien raide,  plein de grosses pierres et de boue (pluie oblige) ; nous poussons les vélos à 2, et nous voilà en Italie sans avoir vu aucune frontière...
y a du boulot après notre passage forestier

La traversée de Milan, dont nous appréhendions la circulation de folie, s'est presque passée... comme une lettre à la poste ; peu de circulation,  des pistes cyclables vers le centre, mais le fait que ce soit un dimanche a très certainement facilité cette traversée. Ce sont plus les joggers du dimanche matin qui nous gênaient que les voitures... 
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Et ce fut une belle surprise avec la découverte du centre ville et surtout de la magnifique cathédrale de la nativité de la Sainte Vierge pour laquelle il a fallu 6 siècles pour la terminer. Elle est impressionnante de finesse, tout en marbre blanc.

c'est Milan

Direction Pavie sous une belle journée ensoleillée et presque chaude (une des dernières) par une piste cyclable toute rectiligne le long du canal di Pavese (qui rejoint le fleuve Ticino qui lui même se jette un peu plus loin dans le Pô).
Pavie, avec son centre historique, ses ruelles pavées et sa cathédrale, est surtout une ville étudiante. D'après Bashir, un étudiant en médecine qui nous y a hébergé, il paraît que si on y vient en plein mois d'août, les magasins sont fermés et la ville presque vide, tous les étudiants étant en vacances.
avec Bashir


PAVIE vieux pont au dessus de la rivière Ticino et cathédrale

Cathédrale de Pavie

Pavie

C'est ici que nous rejoignons la VIA FRANCIGENA (www.viefrancigene.org) que nous suivons plus ou moins au gré de nos envies, direction Rome. C'était à l'origine un réseau de chemins empruntés par des pèlerins français, allemands pour se rendre à Rome. C'est l'archevêque SIGERIC, qui effectua le pèlerinage en 990 depuis Canterbury, qui en a laissé des traces écrites. Outre, l'itinéraire piéton d'origine, un itinéraire cycliste balisé existe également qui constitue d'ailleurs le tracé de l'eurovelo 5 (dont la partie alsacienne se fait le long du canal de la marne au Rhin). Très bien balisé, son tracé emprunte parfois chemins de terre ou petites routes sans grande circulation et son tracé louvoie de villages en villages avec un riche patrimoine historique. 

C'est d'ailleurs à la sortie de Pavie que cet itinéraire nous emmène sur des chemins de terre quelque peu boueux (suite aux dernières pluies assez conséquentes) et où nous devons rebrousser chemin pour cause d'inondations.
bon, il est où le chemin... après la boue, il n'y a carrément plus de chemin

Le long de cet itinéraire se trouvent également des hébergements pour les pèlerins en dortoirs très pratiques et surtout très peu onéreux. Nous les apprécions quelques fois vu le mauvais temps qui s'installe et nous y rencontrons quelques rares pélerins... à pied depuis l'Angleterre ou depuis la Hollande. chapeau bas !




Depuis notre arrivée en Italie, on nous a fait comprendre plusieurs fois qu'il est très dangereux de bivouaquer dans la nature, on nous parle de jeunes et de trafic de drogue ... bon tout cela ne rassure pas. D'ailleurs les vendeurs de systèmes de vidéosurveillances et d'alarmes doivent faire fortune ici. Il y en a pléthore, mais il doit y avoir sûrement une raison à cela.
Dans un petit hameau en cours de route, nous demandons un emplacement près d'une ferme, mais impossible de camper dans la ferme, pour cause de système d'alarme en fonction la nuit, nous campons à l'extérieur derrière la grange.

Quelques kilomètres le long du Pô sous une pluie battante et passage rapide par  les très jolies villes de PIACENZA puis FIDENZE.

Piacenza... le temps n'invite pas à la flânerie
Piacenza

FIDENZE



A partir de là, fini la plaine et le vélo facile, nous attaquons la traversée des Apenins vers la Spezia. Des dénivelés importants sur la première partie me fait parfois pousser le vélo et après les dernières pluies, c'est le brouillard et une humidité extrêmement importante qui s'est installée. Nous traversons ce massif de montagne, sans rien voir tellement la visibilité est réduite. Pourtant les paysages doivent valoir le coup et les petites villes médiévales également.
Sous le chapiteau à l'abri du brouillard
Dans un village, on nous propose de monter notre tente sous le chapiteau du village (qui sert de salle des fêtes), c'est un bivouac de luxe, enfin un peu à l'abri de cette humidité.




on n'y voit rien




enfin on voit à quoi ressemblent la chaine des Apenins
Il n'y a qu'après avoir franchit le col à 1041 m que, côté mer, le vent dégage enfin cette chape de nuages et que les paysages se dévoilent à nous.






Le roi Dominique...
A Pontremoli, sur cette partie d'itinéraire, fini la tente, nous devenons châtelains... le temps d'une nuit.
... dans son chateau

la fenêtre tout en haut à gauche... c'était notre chambre pour une nuit











villages perchés dans les Apenins












Et nous voilà bientôt en bord de mer ; la mer est bien loin de chez nous et même si ce n'est pas le but du voyage, y arriver en vélo représente toujours un accomplissement.



Départ de chez Sara peu avant la saucée


Nous sommes hébergés chez Sara qui nous laisse sa maison pour 2 jours (un grand merci à elle). Nous gardons chien, chat, poules et lapin ... et même tortues pendant que les propriétaires sont partis en week-end. Quelle chance, car le lendemain c'est une grosse journée de pluie forte et donc repos forcé !
un des pensionnaires de chez Sara









après une grosse pluie et peu avant une
nouvelle averse
Une nouvelle journée de grosse pluie est annoncée mais nous partons tout de même direction PISE où nous arrivons le soir complètement dégoulinants et trempés jusqu'aux os. Nous longeons la côte et la mer Méditerranée est en furie avec de belles vagues.

trop beau finalement 











Belle découverte à PISE avec sa magnifique cathédrale, son baptistère et sa tour penchée, achevée en 1370.






Belle rencontre avec les premiers cycles voyageurs (Nathalie, grande voyageuse, de retour d'un  grand périple de plusieurs mois et un voyageur hollandais en route pour la Jordanie).

Toscane
A nous la Toscane à vélo, mais celle-ci se mérite. Les côtes y sont plutôt... raides et sous la pluie qui s'est réinvitée, avec orages et trombes d'eau, cela devient franchement dur. Nous avons l'impression pendant deux jours qu'on nous verse des seaux d'eau sur la tête. Finalement on craque, et on monte dans un train pour SIENNE.
(quelques éclaircies nous permettent de temps en temps de prendre des photos)

San Miniato et paysage de Toscane

San Miniato




SIENNE, un des joyaux de la Toscane, avec ses palazzos médiévaux, sa cathédrale absolument magnifique, sa piazza del Campo en forme d'amphithéâtre, et où il faut se perdre dans ses ruelles. Une très belle découverte.















Le voyage à vélo en automne, avec des journées bien courtes et en plus un temps extrêmement humide, demande beaucoup d'énergie. Mais cela c'est aussi le voyage. Et vivement un temps plus clément...














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